Une semaine presque ordinaire

Publié le jeudi 2 décembre 2010, 9h55 par Denis.
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B comme bonheur... ou B comme bétaillère ? En ce qui concerne la ligne de RER arborant "fièrement" la seconde lettre de l'alphabet, la deuxième plus fréquentée de France, cela fait longtemps que ses usagers ont tranché ! Voici donc un petit compte-rendu des conditions de circulation lors de cette dernière semaine du mois de novembre.

Lundi 29 novembre, aux alentours de 8 heures, banlieue nord. Les conditions météorologiques sont proches de l'apocalypse, pensez-donc, il y a bien 1 ou 2 centimètres de neige sur la végétation et le froid est digne de la Sibérie avec une température d'à peu près -1 ! Cela doit suffire en tout cas à paralyser les RER car le mien va mettre 45 minutes de plus pour faire le trajet jusqu'à Denfert-Rochereau. Pendant ce temps, comment les transporteurs (SNCF et RATP) informent les voyageurs ? Ils annoncent des retard de 10 à 20 minutes. Mais bien sûr.

Lundi 29, heures de pointes de la soirée à Denfert Rochereau. En arrivant sur le quai je regarde l'écran des prochains RER en direction du nord. L'écran affiche les 5 prochaines départs : Roissy, Roissy, Aulnay, Roissy et... Roissy. Ah ben voyons, aucun RER pour chez moi... Si bien qu'il va me falloir attendre quasiment 30 minutes sur le quai avant de pouvoir espérer rejoindre la banlieue nord. Quelle est l'information donnée aux voyageurs ? Trafic normal bien sûr !

Mardi 30, le matin, entre Aubervilliers et la gare du nord. Le conducteur du RER est sympa, il nous informe que ça "bouchonne" en entrée de Paris. Sympa mais impuissant, puisqu'il faudra pas moins de 30 minutes pour faire ces quelques derniers kilomètres. Autrement dit, temps de trajet global allongé de 30 minutes en ce qui me concerne. Les transporteurs annoncent toujours un trafic normal évidemment !

Mardi 30, le soir, il se passe un miracle car tout va bien, le RER B est tombé en état de marche ! Et me rappelle que mon temps de trajet "normal" est de 40 minutes de gare en gare. Ca n'arrive quasiment jamais.

Mercredi 1er décembre, tout va bien le matin, on peut se dire que les problèmes de début de semaine appartiennent au passé. Le soir, le train à peu près à l'heure (sur la ligne, quand un RER a moins de 10 minutes de retard, on peut considérer qu'il est à l'heure !) s'annonce comme une promesse de chaleur pour lutter contre le froid qui s'installe en région parisienne. Raté : le chauffage est en rade et le trajet de retour sera frigorifique avec la ventilation du wagon, plus vicieuse que jamais, prenant un malin plaisir à paralyser les pieds des voyageurs par son flux continu d'air glacial. Ben oui, quand les RER B arrivent à rouler, c'est pour constater qu'une partie d'entre eux ressemblent un peu à des poubelles.

Jeudi 2 décembre, ce matin donc. Cette fois, tous les RER pour Paris sont annulés sur une période d'une petite demi-heure, sans aucune explication de la part des transporteurs pour les gens qui attendent sur le quai couvert de neige. Bien entendu, les deux transporteurs au sommet de l'innovation et de la communication que sont la SNCF et la RATP informent correctement les usagers : trafic normal !

Allez, la semaine n'est pas encore terminée, je me demande de quoi ils vont être capables d'ici vendredi soir !